En Syrie, Bachar Al-Assad colmate les brèches après les défections


PImagear Ignace Leverrier

Défections en Syrie. Bachar Al Assad colmate les brèches

Plus inquiet que certains voudraient croire sur sa capacité à maintenir durablement à flot son régime, Bachar Al Assad a pris, au cours des jours écoulés, un certain nombre de mesures. Il espère qu’elles suffiront à atténuer l’hémorragie en voie d’accélération de personnalités emblématiques et de hauts responsables civils et militaires de son pays, peu soucieux de le suivre jusqu’au bout dans son aventure. Certes, cette hémorragie n’est pas encore cataclysmique. Mais, dans un pays tenu d’une poigne de fer comme la Syrie, elle confirme la montée des doutes et des interrogations. Surtout, elle annonce l’heure des grandes décisions pour ceux qui, connaissant le capitaine du « Syria Discordia », redoutent que, l’heure venue, plutôt que de répondre de ses faits et gestes, de ses erreurs et de ses crimes devant la Justice, le Francesco Schettino syrien préfère conduire son bateau vers la haute mer pour y sombrer corps et biens avec son équipage et ses passagers.

« Les défections »… vues par Ali Farzat

Le site All4Syria, dont le créateur et rédacteur en chef, ancien baathiste, dispose de sources bien informées au plus haut niveau de l’Etat, y compris parmi le personnel de la Présidence de la République, nous apprend ainsi que, suite à la défection du Premier ministre Riyad Hijab, deux mois à peine après sa désignation (le 6 juin 2012) à la tête d’un nouveau gouvernement, Bachar Al Assad a ordonné (le 6 août) la mise en place d’une commission d’enquête. Il l’a chargée de faire la lumière sur les disfonctionnements qui ont permis cette fuite en forme de camouflet. Un camouflet pour lui-même, trahi par celui auquel il avait octroyé une marque de confiance particulière en le préférant à son prédécesseur, Adel Safar, après quatorze mois seulement d’exercice. Il l’avait chargé de diriger le premier gouvernement « pluraliste » de la Syrie baathiste, qui incluait parmi ses ministres deux chefs de partis politiques censés échapper à la tutelle du parti unique, Qadri Jamil et Ali Haydar, choisis pour leur souplesse et pour la capacité à encaisser les humiliations dont ils avaient fait montre lors des élections législatives des 6 et 7 mai précédent. Un camouflet pour ses services de renseignements, puisque dans la Syrie des Al Assad père et fils, ce sont eux qui ont le dernier mot lors du choix et de la désignation de la totalité des fonctionnaires qui, du chef du gouvernement au dernier des ambassadeurs, en passant par les députés, les gouverneurs et les directeurs des entreprises publiques, composent le « pouvoir apparent ».

Pour permettre d’apprécier l’étendue du fiasco, on doit savoir que, lorsqu’il envisage de remanier ou de remplacer le gouvernement, le président de la République est assailli par les suggestions de ceux qui disposent autour de lui d’une parcelle d’autorité ou d’influence : son frère Maher Al Assad, son beau-frère Asef Chawkat, son oncle Mohammed Makhlouf, son cousin Rami Makhlouf, ses autres cousins des familles Al Assad, Makhlouf, Chalich et Najib, les chefs des plus importants services de renseignements, ses amis et ses conseillers du moment, le secrétaire régional adjoint du Parti Baath, les présidents ou secrétaires généraux des partis composant le Front National Progressiste, etc…. Pour garantir le développement et la pérennité de leurs entreprises, ils ont tous en effet intérêt à compter, au sein de la future équipe, un maximum de connaissances, d’associés ou de clients. Le chef de l’Etat demande donc à ses moukhabarat de vérifier, avant toute autre chose, que les candidats dont les noms sont avancés disposent bien de deux qualités essentielles : non pas l’honnêteté et le sens de l’Etat, mais la fidélité au régime et une allégeance aveugle à sa personne même. Pour répondre à cette demande, alors qu’ils ne disposent pas toujours des personnels compétents pour procéder à ces évaluations, les moukhabarat font appel, en général, aux militants baathistes, dont certains sont devenus avec le temps, comme dans les défuntes républiques d’Europe orientale, experts en rédaction de rapports rémunérés et champions de la délation, y compris au détriment de leurs voisins, de leurs collègues, de leurs parents et de leurs proches. 

Vérification des dispositions d’un candidat ministre (Ali Farzat)

Suite à ce premier écrémage, la désignation du Premier ministre, puis celle des autres membres du gouvernement, répond à des critères toujours semblables, mais dont la hiérarchisation varie avec le temps. Ainsi, s’agissant de Riyad Hijab, l’un des objectifs non avoués de sa nomination était d’octroyer une satisfaction, au minimum symbolique mais susceptible de se traduire avec le temps en avantages matériels, à la ville et au gouvernorat de Deir al Zor dont il était originaire. Jamais, en effet, ni Hafez Al Assad, ni Bachar Al Assad, n’avaient pris le risque de choisir un chef de gouvernement venant de cette région, considérée depuis la rupture intervenue, en 1966, entre le commandement régional (syrien) et le commandement national (panarabe) du Parti Baath, et la fuite en Irak du fondateur du parti, Michel Aflak, comme une zone si ce n’est dissidente, du moins peu favorable au pouvoir en place à Damas. La forte composante tribale de ce gouvernorat, dans lequel circulent des hommes, des familles et des clans plus attachés à leur lignage et à leurs relations transfrontalières qu’à l’idéologie baathiste, avait d’ailleurs dissuadé le défunt « président éternel » Hafez Al Assad d’y effectuer, au long de ses 30 années de détention du pouvoir, la moindre visite. On raconte même que, recevant un nouveau gouverneur qui s’apprêtait à quitter la capitale pour prendre ses fonctions à Deir al Zor, il l’avait mis en garde : il se rendait en « territoire hostile ».

On peut penser, dans ces conditions, que Bachar Al Assad, qui avait hésité à prendre le risque de désigner comme Premier ministre l’ancien ministre des Finances, Mohammed Al Huseïn, originaire lui aussi de la ville, pour ne fâcher ni les Damascènes, ni les Alépins, ni les Homsiotes qui trustent ce poste depuis des décennies, n’a porté son choix sur Riyad Hijab qu’après s’être entouré de toutes les garanties. Il constate aujourd’hui que, volontairement ou involontairement, sa confiance a été abusée par les rapports de ses services et que, la solidarité tribale l’ayant emporté sur l’idéologie baathiste et l’allégeance à sa personne, il est devenu à cause d’eux le dindon de la farce.

Le Dr Wa’el Al Halqi © Dp.news

La désignation (le 10 août) du Dr Wa’el Nader Al Halqi pour prendre la relève, au terme du bref intérim assuré par le vice-Premier ministre pour les Services et ministre de l’Administration locale, Omar Ibrahim Ghalawanji, s’inscrit dans la même logique. L’intérimaire était originaire de Tartous, une ville et un gouvernorat dont la fidélité est largement acquise au pouvoir en place et qui, ayant bénéficié depuis des années des avantages liés au mariage d’un fils de la région, Asef Chawkat, avec la fille aînée de Hafez Al Assad, n’a pas besoin de nouveaux privilèges. En revanche, le Dr Al Halqi est originaire du gouvernorat de Daraa, qui a joué un rôle essentiel dans le surgissement et dans le déroulement de la protestation. Il était donc important de faire un geste d’apaisement en direction de ses habitants ralliés à la révolution et d’adresser aux Hauranais hésitant encore à se positionner un signe de connivence : le régime ne leur est pas hostile ; il est prêt à favoriser leur région qui lui a fourni dans le passé un nombre important de cadres dirigeants de premier plan ; mais ils doivent prendre leurs distances avec la contestation et contribuer à ramener le calme parmi leurs proches et leurs contribules.

Il est possible, mais il n’est pas certain, que cette tentative de récupération fonctionne. Elle risque plutôt d’exacerber les divisions. D’ores et déjà, la tribu dont le nouveau chef du gouvernement est issu a diffusé un communiqué dans lequel elle se désolidarise de l’intéressé. S’adressant au peuple syrien dans son ensemble, les Al Halqi dénoncent « les assassinats, les tortures et les destructions dont se rendent coupables contre leurs compatriotes d’un bout à l’autre du pays les gangs criminels au service de la famille Al Assad ». Ils affirment haut et fort « leur solidarité avec le mouvement révolutionnaire et leur soutien au peuple syrien qui lutte pour se débarrasser de la clique au pouvoir, pour conquérir sa liberté et sa dignité, et pour vivre dans un état civil démocratique dans lequel tous les Syriens seront égaux en droits ». Ils suspectent dans le choix de leur parent, dans les circonstances actuelles, une « tentative du pouvoir de casser le mouvement suscité par le martyre des enfants de Daraa », et ils discernent, « dans l’acceptation par le Dr Wa’el de la mission qui lui a été confiée, un amour effréné de l’argent, du pouvoir et du prestige, fusse au détriment des fils et filles de son peuple et de son pays ».

Défections (Ali Farzat)

La composition de cette commission d’enquête, qui devra également établir comment Riyad Hijab est parvenu à franchir clandestinement la frontière séparant la Syrie avec la Jordanie, montre, elle aussi, que le chef de l’Etat prend la défection de son ancien Premier ministre au sérieux. Elle inclut parmi ses membres les généraux Rustom Ghazaleh, chef des Renseignements militaires pour les gouvernorats de Damas et Damas campagne, Ali Mamlouk, ancien directeur général de la Sécurité d’Etat et tout nouveau directeur du Bureau de Sécurité Nationale, Hafez Makhlouf, cousin maternel de Bachar Al Assad et chef de la branche de Jisr al Abyad des Renseignements généraux, et Kifah Moulhem, chef du service des enquêtes des Renseignements militaires, auquel revient à ce titre le traitement de ce qui touche aux militaires et autres agents de l’Etat suspects de vouloir faire défection ou récupérés après avoir déserté. Dès sa mise en place, la commission a recommandé le licenciement du général de la Sécurité politique chargé d’assurer la « sécurité du conseil des ministres », autrement dit de surveiller aussi bien les ministres, leurs faits et gestes, et leurs relations, que tous les Syriens et étrangers qui, à un titre ou à un autre, sont amenés à entrer en contact avec eux. Elle devrait aussi demander le limogeage d’un certain nombre de chefs de branches desmoukhabarat dans les gouvernorats de Damas et de Daraa, tous deux concernés par la fuite de Riyad Hijab.

Autre signe de l’importance que Bachar Al Assad accorde à cette défection, All4Syria relève que deux de ces officiers supérieurs, Ali Mamlouk et Hafez Makhlouf, avaient déjà fait partie, en 2008, de la commission d’enquête créée pour établir dans quelles circonstances avait été assassiné dans un attentat à la voiture piégée, dans l’un des quartiers les plus sécurisés de Damas, le plus haut responsable sécuritaire et militaire du Hizbollah libanais, Imad Moughniyeh. Le site rappelle que, dans un contexte marqué par deux autres affaires douteuses… jamais élucidées – la découverte et le bombardement par l’aviation israélienne du site nucléaire d’Al Kabar, sur l’Euphrate, le 6 septembre 2007, et la liquidation, le 1er août 2008, dans son chalet de la plage de Tartous, du général Mohammed Sleiman, conseiller particulier du chef de l’Etat pour les questions sécuritaires et militaires – deux officiers de haut rang avaient alors « porté le chapeau » : le général Amin Charabeh, chef de la branche Palestine, et, surtout, le général Asef Chawkat, qui dirigeait encore les moukhabaratmilitaires. Il signale que, par une étrange coïncidence, les deux hommes temporairement mis au placard sont décédés, le 18 juillet 2012, lors de l’opération revendiquée par une brigade de l’Armée Syrienne Libre contre le siège du Bureau de la Sécurité Nationale, qui hébergeait, dans le quartier de Rawda à Damas, une réunion de la Cellule centrale de Gestion des Crises…

Entre les bras de l’officier des moukhabarat, « le chef du gouvernement » (Ali Farzat)

Il note par ailleurs qu’un climat de suspicion généralisée paraît prévaloir désormais à la tête de l’Etat et que les plus hauts chefs des services de sécurité, qui bénéficiaient naguère encore de l’estime et de la confiance de Bachar Al Assad, semblent en perte de vitesse. Cette situation concerne en particulier les généraux Ali Mamlouk et Abdel-Fattah Qoudsiyeh. Certes, le premier, qui dirigeait la Sécurité d’Etat à titre civil après sa mise à la retraite, a été nommé à la tête du Bureau de la Sécurité Nationale, en remplacement du général Hasan Tourkmani, décédé dans l’opération. Mais, alors qu’il avait été un temps pressenti pour prendre la direction du gouvernement après la défection de Riyad Hijab, le chef de l’Etat lui a finalement préféré un apparatchik dépourvu de personnalité, de pouvoir et d’influence, en la personne du Dr Al Halqi. Quant au second, Abdel-Fattah Qoudsiyeh, il paraît désormais engagé sur une voie de garage qui rappelle celle empruntée quelques années plus tôt par son prédécesseur à la direction de la Sécurité militaire, Asef Chawkat. S’il a été désigné directeur adjoint du même Bureau de la Sécurité Nationale, en remplacement d’Amin Charabeh, cette « promotion » s’apparente à une sortie par le haut puisqu’il devra abandonner, pour se consacrer à ce nouvel emploi, la tête du service de renseignements réputé le plus puissant en Syrie, et qu’il ne disposera plus d’aucune autorité directe sur les milliers d’agents des moukhabarat militaires.

Il n’est pas faux, comme d’aucuns le soulignent pour se rassurer, que les défections de personnalités civiles et militaires n’ont pas encore atteint en Syrie « le seuil critique ». Mais il convient malgré tout de se montrer circonspect dans l’évaluation de ce phénomène. Dans un pays où le ciment du régime est fait d’un mélange de peur et d’intérêts, toute prise de distance de la part d’un responsable est considérée comme un crime de haute trahison à l’égard du chef de l’Etat et punie comme telle. L’ancien ministre de l’Economie et du Commerce extérieur, Ghassan Rifaï, en avait fait au début des années 2000 l’amère expérience. Alors qu’il avait trouvé refuge en Australie, après avoir été giflé dans son bureau par Rami Makhlouf auquel il tardait à accorder ce qu’il sollicitait, il a été enjoint de regagner au plus vite son pays sous la menace des pires représailles. De retour à Damas, en application du principe selon lequel, « en Syrie les hauts responsables ne démissionnent pas, mais sont démissionnés », il a été limogé en bonne et due forme, en octobre 2004, sous le couvert d’un remaniement du gouvernement de Mohammed Naji Otri.

Défections (Ali Farzat)

Or ce qui est vrai en période de paix, l’est plus encore en période de crise. Comme on l’a vu en 2005 avec l’ancien vice-président Abdel-Halim Khaddam, et, plus récemment, avec la fuite du général Manaf Tlass, avant de prendre le large, il est indispensable de préparer ses arrières. Cela veut dire organiser la sortie du pays de ses proches et si possible la liquidation de ses biens, au risque de voir les premiers arrêtés, emprisonnés et peut-être exécutés, et de voir pillés ou détruits par le feu la totalité des seconds. Tous les candidats à la défection se souviennent, en Syrie, du sort de la famille du commandant Huseïn Al Harmouch, qui avait fui en Turquie, au début du mois de juin 2011, pour y créer le Mouvement des Officiers Libres : des dizaines de ses proches ont été assassinés dans leur village d’Eblin, dans le gouvernorat d’Idlib, et l’ensemble de leurs biens vandalisés.

S’agissant de Riyad Hijab, sa défection a été rendue possible par l’évacuation vers l’étranger de l’ensemble de sa proche famille, non seulement sa femme et ses enfants, mais aussi ses 7 frères et ses 2 sœurs, avec leurs femmes, leurs maris et leurs enfants… Il est évident que ce que l’ASL a accepté de faire pour une personnalité aussi symbolique, avec les coûts et les risques inhérents à cette opération, ne peut pas être indéfiniment répété au profit de responsables de moindre niveau dont la défection n’aura pas, et de loin, le même retentissement médiatique. Toutefois, consciente de l’effet psychologique de ces défections sur le moral des partisans du chef de l’Etat, l’ASL a mis sur pied une unité qui prépare actuellement, avec toute la discrétion requise, la fuite hors de Syrie d’une quinzaine de responsables politiques et de diplomates, désireux de quitter leur pays avant qu’il ne soit trop tard et d’apporter leurs capacités et leurs connaissances à la mise en place des bases de la Syrie future.

On ne se hâtera donc pas de conclure, à la constatation que les désertions rendues publiques stagnent à un niveau relativement bas, que le régime bénéficie toujours d’un soutien massif de l’appareil d’Etat. Faute de pouvoir partir ou par peur de le faire, un nombre difficile à quantifier, mais qui n’apparaît pas dérisoire, de militaires de tous grades et de fonctionnaires de tous rangs coopèrent depuis de longs mois avec la contestation. Ils lui fournissent des informations et parfois des renseignements de première importance qui expliquent, en partie, certains des succès militaires de l’ASL. La solidité du régime est donc pour une part optique. En réalité, la maison Al Assad est déjà rongée par les termites. Le ver est dans le fruit, et, quand l’occasion s’en présentera, ceux qui sont déjà des « révolutionnaires de cœur » rejoindront ceux avec qui ils collaborent déjà secrètement.

Fin de l’histoire… (Ali Farzat)

On ajoutera, pour conclure, que, comme Bachar Al Assad qui ne se montre plus, lesmoukhabarat sont conscients des fragilités du système. Faute de disposer encore des moyens de séduction et de captation habituels, l’argent, les privilèges, les honneurs… ils n’ont plus à leur disposition qu’un surcroit de peur et de terreur. Ainsi, après avoir ordonné à plus de la moitié des diplomates en poste à l’extérieur de regagner leur pays, et en premier lieu les ambassadeurs dans les grandes capitales occidentales, le chef de l’Etat, pour prévenir leur défection et la répétition de l’embarras provoqué par les départs de Nawwaf Al Cheykh Fares (ambassadeur de Syrie en Irak), Lamia Al Hariri (fille d’un ancien directeur des Services de l’Emigration et des Passeports au ministère de l’Intérieur, nièce du vice-président Farouq Al Chareh et ambassadeur à Chypres), du Dr Abdel-Latif Al Dabbagh (mari de Lamia Al Hariri et ambassadeur aux Emirats Arabes Unis), de Farouq Taha (ambassadeur en Biélorussie)… il a ordonné aux services de sécurité de les garder à l’oeil, eux-mêmes et leurs familles, pour les « protéger » évidemment.

Cette mesure pourrait suggérer que certains, au sein de la communauté d’origine du chef de l’Etat, envisageraient de quitter le navire. Chacun sait en effet en Syrie que la diplomatie est avec l’armée, les services de renseignements, la Syrian Air, le secteur pétrolier et l’Université, l’un des secteurs hautement rémunérateurs auxquels les alaouites disposent de facilités d’accès particulières.

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